n'3 BX Sport
n'1 BX 4 TC
n'2 BX 4 TC
n'3 BX Sport
Montée Historique
GS X2 au Sahara
GS X2 en Kabylie
CX 2400 au Sahara
BX Sport en Kabylie
ARTICLE sur la Citroën BX Sport
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A la sortie de la BX Sport en 1985, j'étais en poste en coopération en Algérie et, à la lecture des commentaires extrêmement élogieux des revues automobiles qui en faisaient l'essai, je n'ai pas hésité à en commander un exemplaire les yeux fermés ! Jugez plutôt:

- "voiture séduisante"
- "brio surprenant"
- "transmission parfaite"
- "accroche formidablement à la route"
- "maîtrisable avec précision"
- "comportement et équilibre selon les souhaits de son conducteur"
- "merveilleuse"
- "vivacité et précision superbes"
- "énorme plage d'utilisation du moteur"
- "véritable plaisir de maîtriser le dérapage"
- " tenue de cap imperturbable"
- "confort de très haut niveau"
- "voiture pleine de punch et d'agressivité"
- "les moyennes réalisables sur routes peuvent être vraiment exceptionnelles"
- "fait preuve sous la pluie d'une ténacité touchant à l'exceptionnel"
- "nerveuse, vive et musclée, elle étonne dès le premier tour de roue"
- "un temps canon au test du circuit de Monthléry"
- "moteur particulièrement brillant"
- "possibilités époustouflantes"
- "bruit du moteur envoûtant"
- "elle va écoeurer plus d'un propriétaire de soi-disant sportive"
- "sportive d'une redoutable efficacité... elle permet les prouesses, en toute décontraction, en confort et en silence. C'est carrément époustouflant"
- "impression de conduire une bête de rallye"
- "la seule à proposer le compromis idéal sport-confort"
- "performances redoutables"
- "belle impression d'impétuosité"
- "commande de boîte ultra-rapide",etc.

Vous comprenez pourquoi, devant cette pluie d'éloges qu'aucune autre voiture n'a jamais reçue (si l'on excepte deux autres merveilles, la DS et la SM), je me suis précipité pour la commander par courrier depuis l'Algérie, en espérant que les 2500 exemplaires de cette série limitée ne soient pas déjà vendus.

J'ai ainsi pu découvrir les formidables qualités de ce véhicule sur les routes du Maghreb où, luxe inestimable, la limitation de vitesse et les radars n'existaient pas ! (je précise aussitôt que les dangers routiers spécifiques à ces pays exigent une vigilance et une concentration totales ...).

Par mes voitures antérieures (GS X2, CX 2400, CX GTi) j'avais pu depuis des années apprécier la supériorité du système hydropneumatique sur tous les terrains d'Afrique du Nord : montagnes des Aurès et de Kabylie, pistes sahariennes du Hoggar aussi bien que nationales très roulantes mais très piégeuses . La BX Sport m'a vraiment enchanté car elle alliait aux qualités du système de suspension un punch remarquable.

Après mon retour définitif en France, j'ai acheté une autre BX Sport, une occasion issue de la seconde série de 2500 commercialisée par Citroën, vu le succès auprès des acheteurs (une troisième série porta le nombre total de véhicules vendus à 7572).

Je constatai malheureusement qu'au fil des années la rouille avait attaqué les passages de roues AV, le berceau moteur et les longerons AR. Le précédent propriétaire habitait effectivement en montagne et le salage des routes avait fait son oeuvre destructrice. Je décidai donc de remplacer la caisse par une autre de BX GTi, achetée dans une casse. Il y eu quelques surprises désagréables au remontage car tout ne coïncidait pas exactement sur les deux modèles de châssis: par exemple la largeur des parechocs arrières n'est pas la même, les ailes avant ainsi que les découpes des ailes arrières diffèrent également...

Je profitai de ces opérations pour changer de couleur de carrosserie: au départ peinte en "gris renard" la BX Sport vira au ... "jaune Ferrari" ! Certes la couleur n'est plus d'origine mais j'ai privilégié la sécurité sur la route: les couleurs foncées très à la mode sont extrêmement dangereuses car peu visibles par mauvais temps ou à la tombée du jour. Et franchement le jaune convient parfaitement au caractère de cette voiture. J'ai confectionné les différents logos en modifiant légèrement leur présentation et en y apportant une touche de couleur.

En ce qui concerne l'éclairage, j'installai des longue-portée supplémentaires et je conçus des protections en plexiglass pour tous les phares (une précaution "africaine" bien utile: 6 phares cassés en un an !)

La voiture ayant retrouvé un bel aspect extérieur, pourquoi ne pas la bonifier mécaniquement parlant ? Ses performances d'origine étant déjà de premier ordre avec sa culasse spéciale "Danielson" et son admission à l'ancienne (deux gros carburateurs double-corps), il me fut pourtant facile d'accroître le punch de ce moteur et ce, pour un co't et une durée de travail dérisoires. L'amélioration porta sur l'admission d'air (débit, position et température) ainsi que sur les carburateurs (gicleurs modifiés) tout en préservant la valeur du coefficient lambda. Le résultat m'étonna moi-même. Les chiffres mesurés pour les reprises donneront une idée du gain spectaculaire obtenu: pour passer de 80 à 120 km/h ou bien de 100 à 140 km/h, en 5ème vitesse, 10 secondes suffisent ! (et 5,5 s en 3ème). J'ouvre ici une parenthèse pour signaler qu'à propos des performances des voitures, la seule donnée vraiment judicieuse dans les comparaisons entre modèles est la capacité de reprise (par exemple de 80 à 120 km/h). Sur la route cette qualité conditionne la rapidité des dépassements, donc la sécurité, et en ce domaine bien des sportives réputées se montrent médiocres. Ni le test de 0 à 100 km/h, ni la vitesse maximale ne présentent d'intérêt sur route.

Entre la pompe à essence et les carburateurs, j'installai un petit appareil permettant de rouler au sans-plomb et qui suprime tout cliquetis en cas de taux d'octane insuffisant.

Je pris ensuite la précaution d'augmenter l'endurance du freinage en ménageant deux ouies circulaires dans le spoiler avant, afin de conduire, par des tuyaux, l'air frais sur les écopes des étriers de freins AV.
Comme je l'avais fait sur mes voitures lorsque je roulais en Afrique, j'ai installé une commande manuelle de ventilateurs (rien n'est plus rageant que de détruire une culasse par surchauffe à cause d'un thermocontact défectueux !) avec témoin de mise en route, ainsi qu'un témoin d'assiette prévenant en cas d'anomalie dans la suspension hydropneumatique (à ce propos je me souviens d'un chat algérien qui venait chaque soir dormir au chaud sous le capot de ma CX et qui, un triste matin, se fit happer et dépecer par les courroies de l'alternateur et de la pompe LHM ...empêchant ainsi la levée de la caisse !

Autre habitude prise sur les pistes africaines poussièreuses, j'ai branché le lave-glace de la lunette arrière (superflu car celle-ci ne se salit jamais sur la BX Sport) sur le pare-brise, grâce à un gicleur supplémentaire, ce qui permet de disposer de deux liquides de nettoyage.

La commande de hauteur de suspension se vit également modifiée (très simplement, par un crantage suplémentaire) pour présenter une possibilité d'assiette plus basse que la hauteur normale de roulage, et que j'enclenche sur autoroute afin de diminuer la résistance de l'air et donc la consommation.