ARTICLE n'2 sur la Citroën BX 4TC
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... J'en viens maintenant à ma propre opinion, résumée en deux défauts (tangage et fiabilité) et de magnifiques qualités routières.
Le tangage existe effectivement à l'accélération et au freinage et je regrette que l'axe de rotation des triangles de suspension ait été conçu en position horizontale. Mais il faut dire que cet handicap, qui serait surtout gênant dans les chemins creux est effacé tout simplement en plaçant la commande manuelle de hauteur en position "piste" (possibilité existant sur toutes les Citroën hydrauliques).
La fiabilité n'est pas un point fort (les 200 exemplaires furent construits simplement pour respecter le règlement du groupe B): beaucoup de petits problèmes qui, évidemment, ne se résolvent pas toujours aisément car Citroën ne fournit plus les pièces détachées (c'est mon plus grand regret ! ... et je souhaite que les propriétaires de BX 4TC s'unissent pour rechercher s'il existe encore des stocks de fournitures ...).
L'absence de différentiel inter-ponts ne gêne pas vraiment. C'est très simple: en ville on roule en deux roues motrices (franchement, quel intérêt y aurait-il de rester en 4x4 à 50 km/h ?) et dès que l'on est sur route, on enclenche le pont AR.
Et là, je peux affirmer que c'est un régal de "piloter" cette auto: stabilité à haute vitesse (200 km/h sous la pluie), étonnante mobilité latérale grâce à la position en porte-à-faux avant du moteur qui fait que la voiture pivote avec une remarquable aisance sur son train AV, sous le contrôle de la direction "Diravi" ultra-directe qui permet de déclencher la dérive de l'arrière (et l'arrêt de cette dernière) au centimètre près, avec un minime braquage du volant, et sans aucune remontée des cahots de la chaussée dans les mains (il faudrait ici rappeler les particularités uniques et méconnues de la direction "Diravi" montée sur CX puis sur XM: liaison uniquement fluidique entre volant et crémaillière, rappel asservi à la vitesse, assistance variable, verrouillage de l'angle de braquage). D'autre part, sur route, la liaison directe entre les deux ponts AV et AR est loin de constituer un inconvénient car les quatre roues restant solidaires (les différentiels AV et AR sont à glissement limité), le patinage d'une seule roue en accélération, ou son blocage au freinage, est rendu impossible, tout en autorisant la mise en glissade de la voiture en virage moyen ou en grande courbe, sur le sec comme sur le mouillé.
Quant à la position de conduite que critiquait à l'époque André Costa, je la trouve parfaite: excellents sièges de BX Sport qui soutiennent bien jusqu'aux genoux, commandes manuelles tombant bien sous les doigts, pédale de frein typée Citroën que j'apprécie particulièrement pour sa rapidité d'action, bref des caractéristiques qui font le bonheur des Citroënnistes connaisseurs !
Les voitures Citroën à suspension hydropneumatique (telles que, par exemple, la XM V6.24 ou la BX Sport) sont les seules à permettre à ce point l'alliance de deux caractéristiques contradictoires, la conduite sportive et le confort, et la BX 4TC offre en supplément des performances exceptionnelles surtout en reprises (la mienne fait environ 240 CV et passe de 80 à 120 km/h en 4 secondes) qui procurent un intense plaisir de conduite.
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